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Humeur

Régonales: Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué !

 

La Fontaine conclu une de ses fables par : « il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ».
En politique, comme dans la vie, il faudrait toujours tirer une morale de ces expériences. Du mauvais souvenir des présidentielles 2002, les socialistes devraient se rappeler, qu’il ne faut jamais crier victoire avant les résultats. Les superstitieux diraient « ça porte malheur », les avisés remarqueraient simplement qu’une élection se joue le jour du vote !
Bien sûr, les sondages pour ces élections régionales sont favorables à la gauche et c’est tant mieux. Bien sûr, les Français sont las de la politique de Sarkozy et c’est bien fait. Bien sûr, depuis 4 ans les élus de gauche ont fait du bon travail en région, malgré les bâtons dans les roues du gouvernement et c’est tant mieux.
Mais, tout peut encore arriver, une dispersion des voix de gauche au premier tour, une abstention pénalisante, une volonté de punir les grands partis.
Bref, l’heure n’est pas venue de se réjouir, l’heure est à la campagne, l’heure est à la mobilisation.
Il faut mobiliser en rappelant le travail effectué par les conseils régionaux de gauche, en matière d’éducation, de transport, de logement, de formation et de recherche. Un travail d’autant plus considérable qui l’a fallu le faire avec des budgets de l’état, réduits à peau de chagrin et contre une politique gouvernementale qui ne donne qu’aux riches.
Il faut mobiliser en rappelant, les méfaits de la politique de Sarkozy : Argent dilapidé en niches fiscale pour les plus aisés, démantèlement du service public, affaiblissement du système de santé, échec des mesures sécuritaires incohérentes, coup dans l’aile aux libertés les plus élémentaires, appauvrissement des classes moyennes, précarisation des chômeurs, des mal logés, des petits revenus et désignation systématique de boucs-émissaires innocents.
Il faut mobiliser en rappelant que le seul moyen de contrer la politique de Sarkozy, est de renforcer le parti socialiste et non de dilapider son vote en appuyant des petites listes.
Les augures nous sont favorables, ne gâchons pas cette chance en triomphalisme inopportun.
Il sera bien temps de se réjouir le soir du 21 mars. Mais pour cela, il faut pour l’instant réunir nos forces et convaincre les électeurs.
Chaque chose en son temps dit le dicton, qui dit aussi à bon entendeur salut !

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