Humeur

Après un été pourri, l’automne s’annonce orageux !

• 3 sept 2010











Quel est le bilan de cet été 2010 ? Triste, me direz-vous !

Tout d’abord, pour s’éloigner de nos turpitudes hexagonales, rappelons nous les inondations au Pakistan : Plus de 1500 morts, 13 millions de sinistrés, un bilan épouvantable qui n’a déclenché que très peu de solidarité. Et pourtant, les Pakistanais ont plus que jamais besoin de nous.

En Russie, des incendies historiques et des conséquences écologiques, humaines et économiques, totalement étouffées par un Poutine inquiétant.

Au Chili, 33 mineurs bloqués sous terre, pour un temps indéterminé et tellement long.

En Iran, ce visage de Madone, Sakineh Mohammadi Ashtiani, torturée, stigmatisée et menacée de lapidation …..

Lapidation ! C’est le terme qu’à employé, Eric Woerth pour « dénoncer » les accusations qui s’accumulent contre lui. Quelle indécence, M Woerth, vous êtes un homme libre de vos mouvements, vous pouvez vous défendre, pourquoi jouer les victimes ? La lapidation ce n’est pas avoir à rendre compte de ses gestes devant l’opinion publique, c’est autre chose M Woerth !

Dénoncer ces affaires qui sentent mauvais les conflits d’intérêt, le mélange des genres, l’allégeance à votre champion Sarkozy, le flirt avec les grosses fortunes, les donnant-donnant, ce n’est pas vous lapider. C’est vous suspecter ! Hier vous vous disiez blanc comme neige, aujourd’hui, vous devez avouer, ce que vous avez nié. C’est votre affaire, ce sont vos affaires.

En attendant, pour tenter de noyer le poisson dans l’eau et faire oublier ces relents nauséabonds qui risquent de l’éclabousser, Sarkozy a lancé un jeu d’été, lamentable et honteux.

Un concours de propos populiste, raciste, de réformes inapplicables, hors la loi, aux couleurs Vichyste !

Des Etats-Unis à l’Allemagne, du pape à L’Onu, des voix du monde entier se sont élevées contre ce procédé qui consiste à désigner des communautés, comme ennemi publique numéro un.

Les tziganes se retrouvent aujourd’hui poursuivis par un Sarkozy, impuissant à gouverner la France.

L’ONU a été crée, entre autres, pour que les apatrides ne puissent pas exister. Hortefeux voudrait créer des hommes sans patrie en retirant la nationalité française à des délinquants certes, mais Français aussi, de par la nationalité acquise une fois pour toute !

Cet été, on a vu éclore la France ridiculisée, la France arriérée, la France déshumanisée !

Et puis, à la fin de l’été, les socialistes, sans doute par peur des médias, sont apparus sans une tête qui dépasse, dans une harmonie quelque peu fabriquée.

Au risque de déplaire, j’aimerais rappeler que rien de bon ne peut sortir, des facilités et des compromis tactiques !

Bien sûr, les querelles d’égo, ne doivent plus avoir lieu. Mais je crois aux échanges d’idées, aux discussions enflammées, aux différences de point de vue. Je crois aux débats pour que naisse un projet constructif, fédérateur, et rassembleur.

Le parti socialiste ce n’est pas l’UMP, il a toujours eu comme spécificité, de mettre sur la place publique, ses contradictions, ses doutes et ses envies !

Ne nous laissons pas martyriser par les médias et par l’image que l’on veut donner c’est un jeu dangereux et stérile !

Enfin, nous voilà à la rentrée. Une rentrée qui s’annonce difficile. Difficile pour les élèves et les professeurs, sacrifiés à l’absurdité Sarkoziste. Difficile pour les chômeurs, les jeunes, les emplois précaires, les classes moyennes, les fonctionnaires.

Une rentrée qui va se faire sous le signe de la réforme des retraites. Une réforme injuste, demandant un effort supplémentaire aux plus fatigués, aux plus démunis, une réforme portée par un ministre affaibli. Une réforme qu’il va falloir combattre pied à pied, dans la rue, à l’assemblée, dans les médias.

Rendez-vous, mardi pour la défense de nos droits !

 

 

 

 

 

 

 

 




Apprêtons nous à conjuguer socialisme et réalisme pour enrayer tout populisme !

• 8 août 2010

 

Ces derniers mois, à la crise sont venus s’ajouter les affaires. Les Français préoccupés par l’emploi, le logement, le pouvoir d’achat, se sont retrouvés interloqués par la découverte de magouilles pas claires au plus haut niveau du gouvernement !
Ils se sont indignés d’apprendre que les plus grandes fortunes touchaient des chèques astronomiques de l’état, alors qu’à eux on réclamait des efforts considérables.
Ils ont entrevu des connivences entre le monde de l’argent et le gouvernement et ils se sont mis à douter sérieusement de l’honnêteté du pouvoir régnant.
Devant le danger de cette perte de confiance, Sarkozy a essayé de noyer le poisson dans l’eau se jetant à corps perdu, dans un débat sur la sécurité ! A son habitude, il a essayé de faire oublier que s’il y a échec de la politique de sécurité, c’est son propre échec. Rappelons qu’il fut trois ans ministre de l’intérieur avant de devenir le « premier flic de France » !
On l’a donc revu, président gesticulatoire, agitant des idées populistes et totalement impuissant sur le terrain.
Evidemment, les idées populistes sont faites pour être populaires et un sondage bien troussé venait appuyer ses déclarations ! 80% des Français approuvent les coups de mâchoires et les idées anti-démocratiques du président ! Et alors, les sondages n’existaient pas, mais combien de Français approuvaient la politique Pétainiste ? Combien d’Allemands approuvaient les discours Hitlérien ? Une grande majorité !
Si, pour Sarkozy, il s’agit de remonter dans les sondages, le but est atteint ! S’il s’agit de dessiner une politique efficace et responsable, c’est fichu !
Ce qui est sûr , c’est que les Français aujourd’hui ont le cœur qui balance entre colère et résignation !
Les socialistes seront-ils leur rendre espoir ? Pour cela, il va falloir conjuguer socialisme et réalisme ! Car le socialisme sans réalisme est voué à l’échec des urnes et le réalisme sans socialisme ne vaut pas la chandelle !
A une époque où l’argent est tout puissant, où l’esprit de solidarité n’existe plus, où la méfiance est générale, nous, socialistes, nous devons de comprendre les Français, de leur redonner la croyance en un avenir plus rose, de les réconcilier les uns avec les autres et de leur prouver que la droite et la gauche, ce n’est pas bonnet blanc et blanc bonnet !
Il va nous falloir lutter contre un Sarkozy qui se lève tous les matins avec l’idée de tuer la gauche, nous falloir lutter contre la méfiance des Français, nous falloir lutter contre nous-mêmes, nos égos, nos simplifications et nos éternels défauts.
Ce n’est pas une partie gagnée, mais c’est vital, car un échec de plus et cinq années supplémentaires de Sarkozisme finiraient par tuer tout espoir d’un monde meilleur.
En ce mois d’aout, je prends donc quelques forces, pour m’apprêter au combat !




Triste bilan d’une année placée sous le signe de l’injustice !

• 25 juil 2010

 

En cette période estivale, on tente d’oublier les soucis et les problèmes. Hélas, certains ne peuvent pas y échapper, terrassés par la politique de Sarkozy. Ce n’est évidemment pas le cas des amis du club du Fouquet’s qui peuvent bronzer à l’ombre du bouclier fiscal.
Et pourtant, ce n’est pas jouer les rabat-joie que de rappeler ce que la France et les Français ont subi ces derniers mois.
Car la crise a bon dos ! Si la France accuse aujourd’hui une dette de 150 milliards d’euros, c’est en grande partie à cause des choix de la politique Sarkoziste.
Une politique qui pourrait se résumer ainsi : prendre aux plus modestes et donner aux plus riches.
Quelle outrecuidance que ces cadeaux fiscaux faits aux grosses fortunes : 30 millions d’euros à Mme Bettancourt et tout autant à ses collègues du CAC 40. Cette farce ubuesque et indécente coute 585 millions d’euros auxquels se rajoute les 75 milliards de niches fiscales.
On a eu beau, s’insurger, rien n’y fait, Sarkozy tient ses promesses …quand elles sont faites aux riches !
Et cela va continuer, puisque la contribution des plus fortunés à la réforme des retraites, peut se résumer à peau de balle !
Pendant ce temps, les pauvres mortels ont le droit à une cure d’austérité : diminution des aides au logement étudiant et des aides aux handicapés, baisse des crédits aux collectivités territoriales, nouvelles taxes sur les médicaments, hausse du forfait hospitalier, impôts sur les accidentés du travail, électricité et gaz montant en flèche , radiation massive des chômeurs !
Cette politique scandaleuse, ne peut s’oublier, surtout que chaque semaine un scandale politico-financier vient éclabousser la soit-disant république irréprochable, chère à Sarkozy.
En attendant, mes vacances d’aout, je reste sur le pont, indigné part tant d’indécence et de mépris ! Bonnes vacances à ceux qui le peuvent, prenez des forces, on va en avoir besoin !




Circulez, il n’y a rien à voir !

• 13 juil 2010

Hier, encore une fois, on a assisté à un exercice de la mécanique Sarkoziste. Et pour la première fois, il m’a semblé que cette mécanique bien huilée ne fonctionnait pas. Il y avait quelque chose de pathétique dans cette pantomime de démocratie qui consiste à mimer un interview. Quelque chose qui ne fonctionnait pas, dans ce journaliste à qui on a dicté les questions, dans ce président qui joue les parangons de vertu et de sincérité. Tout ça ne marchait pas, tout ça avait un gout de mauvais théâtre !
Sur l’affaire Woerth , on a vu un Sarkozy paré des habits de victime. Un Sarkozy ne disant rien, n’expliquant rien et refusant la seule solution vraiment acceptable, l’enquête d’un juge indépendant. Les airs de vierge outragée, d’homme victime d’un complot, de Sainte-Nitouche ne font rien à l’affaire !
Au-delà du bourbier de l’affaire Woerth, Sarkozy nous a resservi son vieux morceau d’auto-satisfaction et de pseudo-complicité avec les Français !
Evitant tous les sujets qui fâchent, à l’abri de la moindre question embarrassante, Sarkozy nous a joué son numéro d’homme incompris et voulant le bien du peuple.
Il n’a rien dit, ne nous a rien appris, s’efforçant à l’impossible : justifier l’injustifiable, une politique profondément discriminative et souvent incompétente.
Histoire de ranimer le suspens, d’une histoire dont tout le monde est lassée, Sarkozy tel un vieux de la vieille, nous a promis du nouveau, avec le remaniement ministériel d’Octobre !
Bref, hier j’avais l’impression de voir un comédien qui a ses beaux jours derrière lui et qui réessaye, les vieux trucs qui ont fait son succès !
En tout cas, je n’ai pas eu une fois la sensation d’être devant un président de la république, un homme responsable, sincère et charismatique !




Génération Sarkozy !

• 25 juin 2010

 

En 1988, Mitterrand se représentait aux présidentielles et on voyait s’afficher sur les murs : Génération Mitterrand !
Slogan publicitaire me direz-vous ! Pas seulement, car Génération Mitterrand, pour chacun, ça évoquait quelque chose ! Quelque chose d’intime et de collectif, dans ces deux mots on retrouvait, la formidable liesse de la victoire de 1981, l’abolition de la peine de mort, la suppression des tribunaux d’exception, la dignité d’un homme qui savait représenter la France, l’attachement à des valeurs d’humanisme, de culture, de solidarité, mais aussi un optimisme, une conviction que la vie pouvait être plus belle, un attachement aux choses simples, un culte de l’esprit .
Bref, chacun avait sa conception de la « génération Mitterrand », mais cela signifiait que les enfants, les ados qui avaient grandi de 1981 à 1988, avait baigné dans un monde (évidemment pas parfait) fondé sur des piliers de culture, de respect et de rêve fraternels !
Sarkozy fera-t-il sa campagne 2012, avec pour slogan « Génération Sarkozy » ? Si j’étais un de ses amis, je lui déconseillerai vivement !
Une présidence marque un pays. Celle de Sarkozy a commencé par une fête aux Fouquet’s et une échappée belle sur un yacht, appartenant à un ami milliardaire et patron de presse. On est à des années lumières, d’un Mitterrand allant rendre un hommage aux grands hommes de la république et remontant vers le Panthéon, une rose à la main, entouré d’une foule émue et joyeuse !
Mon but n’est pas de décortiquer, les actes politiques de Sarkozy, mais plutôt d’ humer l’air qu’il nous fait respirer.
La génération Sarkozy c’est un peuple harassé, déboussolé par la surenchère de promesses, un peuple sacrifié à l’autel du bouclier fiscal !
La génération Sarkozy, c’est l’adoration du tout fric au mépris de la culture.
C’est une vision de libertés bafouées ! Mitterrand consacrait les radios-libres et le droit à l’expression, Mitterrand créait une instance de régularisation, pour séparer medias et pouvoir. Sarkozy renoue avec une vielle tradition de contrôle des médias, et de prince outragé qui a le droit de mort sur les humoristes et les journalistes.
La génération Sarkozy, on l’a vu à l’œuvre à ce Mondial : c’est l’arrogance, le mépris des Français, le reniement du collectif, les « casse toi pov’ con », le « prends l’oseille et tire toi » !
La génération Sarkozy, c’est une ambiance de méfiance de l’autre, d’encouragement à la dénonciation, du chacun pour soi.
C’est un pays où l’argent est roi, où les nantis ont tous les avantages. Une vision de l’homme accompli comme étant celui qui a un gros compte en banque et une Rolex. C’est un pied de nez à la France des lumières !
C’est évidemment, le mépris de la culture ! Un président qui se moque de la princesse de Clèves et parle comme un charretier.
Il en restera un petit bonhomme qui se hausse du col à l’international pour être le premier sur la photo. Un rouleur de mécanique tout fiérot de sa femme mannequin et de son portefeuille bien garni. Un homme qui voudrait faire croire qu’un président de la république est un super-héros de film ! C’est Superman qui se prend les pieds dans sa cape !
C’est un homme vissé à son téléphone portable même lorsqu’il est reçu par le pape. C’est le règne du sans-gêne, de l’impolitesse et du m’as-tu-vu !
C’est un homme incapable du moindre humour, de la moindre distance. Un homme qui a le nez dans son égo !
Sarkozy, c’est tout ce qu’on a envie que nos enfants ne soient pas ! C’est un contre-exemple exemplaire.
Sarkozy aura fait autant de mal à la France par ses attitudes et les valeurs qu’il porte que par ses réformes destructrices.
C’est l’improvisation du pouvoir, l’homme qui réagit sur le coup dans la précipitation de l’émotion, qui simplifie tous les problèmes à l’extrême et sacralise la politique spectacle ! L’homme qui se croit supérieur et qui a tous les droits. L’homme qui favorise sa famille et ses amis.
C’est ça la génération Sarkozy, un homme qu’il ne faudrait surtout pas imiter et qui pourtant par son statut, son omniprésence et sa main mise est une référence pour les jeunes.
Cinq ans c’est long, c’est suffisant pour laisser une trace dans les esprits et dans les comportements.
Faisons tout, pour qu’en 2012, cela s’arrête et qu’une nouvelle génération refleurisse !




Sarkozy, Diaforus des temps modernes, au chevet de l’éducation malade.

• 15 juin 2010

 

 

Mercredi à l’assemblée, j’interviendrai pour m’opposer à l’idée que la suppression des allocations soit le remède pour soigner l’éducation malade. Voici les bases de mon discours :

 

Tel Diafoirus et les médecins moqués par Molière, Sarkozy et les siens ont cru trouver la panacée à la maladie de l’absentéisme ! Pour eux, un seul remède (ce n’est pas la saignée mais ça lui ressemble) : La suppression des allocations familiales.
Décidément Sarkozy est un Diafoirus des temps modernes, un prescripteur de purges : Ne pas chercher la cause de la maladie, mais appliquer de vieux remèdes inefficaces sensés faire impression, alors qu’un bon médecin choisirait de soigner les causes.
A coup de saignée, Diafoirus et les siens tuaient souvent le malade ! A coup de lois foireuses, Sarkozy va finir par achever notre système d’éducation.
L’absentéisme est un problème de politique d’éducation, certainement pas un problème d’allocations. Et pourtant ….
Le manque de professeurs, est une des causes de l’absentéisme ! Sarkozy répond : Supprimez les allocations !
15% d’absentéisme dans les lycées pros à cause du problème de l’orientation subie et du malaise de jeunes ne se sentant pas à leur place : Mais supprimez les allocations !
Un personnel para-éducatif en sous-nombre !  Le manque flagrant d’assistantes sociales, d’infirmiers scolaires de conseillers d’éducation : Mais que diable, supprimez les allocations tonitrue Sarkozy !
Des maîtres pas assez formés, des classes surchargées, 25% des élèves qui à la sortie du primaire n’assimile pas une lecture. Mais bon sang, mais c’est bien sûr : La suppression des allocations !
C’est le propre des charlatans de se présenter comme tout puissant thérapeute, tout en étant aveugles et sourds à la souffrance du malade.
Le remède miracle et médiatique de Sarkozy,( la suppression des allocations) a fait les preuves de son inefficacité voire de sa dangerosité.
Je crains que M Sarkozy qui a été impuissant, face aux bonus exorbitants des traders, confonde allocation et bonus. M Sarkozy, les allocations ne sont pas une récompense ni une prime, ce sont une aide aux familles.
Comble de l’ubuesque, savez vous , qu’après 100 jours d’absentéisme le même élève qu’on veut ramener en classe de force, se trouve exclu !
Sarkozy, a-t-il, ne serait ce qu’imaginé, ce qu’un ado en total perte de vitesse, obligé à aller au collège pour que sa famille ne soit pas punie, peut apporter ou apprendre dans une classe déjà surchargée ! La zizanie, le chahut, la violence avec aucun bénéfice pour lui !
Décidément la pilule est amère et l’ordonnance un peu courte.
L’éducation malade ne sera pas guérie par cet emplâtre posé sur une jambe de bois. Bien au contraire, d’autres maux vont se développer : stigmatisation de parents en difficulté, perte de temps et d’argent en formation de commission visant à supprimer les allocations, familles démunies encore appauvries, adolescents à problèmes développant une haine encore plus grande du système éducatif.
Chez Molière le malade était imaginaire et les médecins des charlatans, aujourd’hui le malade est bien atteint mais, hélas, le médecin est tout aussi charlatan !




La technique Sarkozy : Embrouiller pour mieux régner .

• 31 mai 2010

 

Sarkozy et ses ministres disent tout et leur contraire, cherchant dans des discours contradictoires des justifications à leur politique destructrice.
Vous avez une Lagarde, qui contemplant les chiffres désastreux du chômage, vous assure que tout va bien et que contrairement aux apparences, le chômage baisse.
Vous avez Woerth, qui vous explique qu’étant donné la crise, l’allongement de la vie, et le déficit, faut s’attendre au pire. Bref, avec Woerth on va vivre plus, mais moins bien !
Et puis, vous avez Sarkozy, la girouette : Un coup, il ne réformera pas l’âge de la retraite, un coup, c’est essentiel de changer. Un coup, la France se tire très bien de la crise, un autre coup, c’est la catastrophe. Sarkozy change de posture au gré des sondages, des gens à qui ils s’adressent, et de ses conseillers.
Dans ce climat de doutes entretenus, vous pouvez être sûrs d’une chose : Sarkozy tient le cap du libéralisme échevelé. Privilégier le capital, faciliter la vie aux plus riches, s’attaquer aux acquis sociaux (retraites, sécurité sociale, chômage), tuer le service public.
Derrière l’écran de fumée des déclarations oiseuses, il agit sans faillir, mettant la France sur les genoux. Il n’est pas loin de faire subir à la France, ce que Thatcher à fait subir à l’Angleterre, en son temps.
Le gouvernement actuel brouille les pistes, pour mieux faire ce qu’il veut. Beaucoup de Français abasourdis, n’ont même plus l’énergie de descendre dans la rue. On fait passer des réformes – comme celle des retraites qui est une véritable régression sociale – à coup de déclarations anxiogènes, de positions floues, de ministres évasifs.
Croyez moi, tout ceci est bien orchestré, derrière la cacophonie apparente, se cache une politique à droite toute ! Une politique sans pitié, sans concessions, sans humanisme.
Ne nous laissons pas abattre, par ces propos anesthésiants, l’heure est au combat, il en va de notre avenir. Rassemblons nous !




Article sur l’éducation cossigné et paru dans le monde du 15 Mai.

• 18 mai 2010

Le défi est de faire renaître le désir d’école et d’éducation, Jean-Marc Ayrault, Yves Durand et Michel Françaix

Que de Gaulle nous pardonne de le paraphraser pour dire qu’il existe "un pacte séculaire" entre le projet socialiste et l’éducation. La gauche s’est identifiée à la volonté de donner à chaque individu les moyens de maîtriser sa vie. Cela passe bien sûr par une lutte acharnée contre tous les intégrismes, d’où qu’ils viennent, par la réaffirmation permanente de la laïcité comme valeur unificatrice de la République, mais aussi par la croyance en l’éducation comme fondement de la liberté pour chacun de vivre et de penser par soi-même, hors de toute tutelle.

Comment ignorer que l’évolution mercantile et consumériste de la société a profondément altéré ce grand dessein. Quand l’argent et le bling-bling, deviennent les références dominantes, véhiculées par toutes les formes de médias, il apparaît de plus en plus ardu de demander à la jeunesse de s’astreindre au jansénisme du savoir et de l’esprit. A fortiori quand les nouveaux maîtres à penser de la droite conservatrice s’emploient tous les jours à caricaturer la massification scolaire comme une "fabrique de crétins" et à prôner le retour à une bonne vieille école où l’on reste entre soi. On a fait mieux pour redonner le goût de l’effort et de l’apprentissage.

Outre qu’elle est à rebours de toutes les grandes réussites dans le monde, cette nostalgie élitiste et sa vision d’une société conflictuelle, constituée d’adversaires en perpétuelle compétition, contribue à importer dans l’école tous les maux qu’elle prétend combattre : la violence, le décrochage scolaire, la contestation du magistère des enseignants. Si l’école est aussi nulle et ses profs trop nombreux, pourquoi se fouler, pourquoi les respecter ? Il arrive parfois que les lettrés conduisent à l’illettrisme. L’éducation mérite meilleurs défenseurs.

Le grand défi qui nous est posé n’est pas de ressusciter la nostalgie des blouses grises, mais de faire renaître le "désir d’école", de prouver que l’investissement consenti par la République dans l’éducation et la formation de ses enfants (et l’effort qu’on leur demande en retour) reste plus payant collectivement et individuellement que le miroir aux alouettes du chacun pour soi. "Faire civilisation", cette ambition que veut Martine Aubry pour la gauche, est au coeur même de notre réflexion sur l’école. Qui ne voit que beaucoup des dérèglements de notre société (la violence, les incivilités, l’incivisme) prennent racine dans les défaillances éducatives (qu’elles soient familiales ou scolaires). Nous n’avons pas ici la prétention de vouloir y répondre exhaustivement, mais plus modestement de tracer deux pistes pour ranimer le "désir d’école".

L’acte d’éduquer ne peut pas n’être que l’affaire des enseignants, même s’ils en sont les premiers et les principaux acteurs. Nous ne sommes plus au temps de Jules Ferry où l’instituteur était le seul détenteur et le seul transmetteur du savoir. Les connaissances évoluent plus rapidement que la durée d’une vie, et les sources d’information se sont multipliées et individualisées. Un élève est davantage informé sur ce qui se passe dans le monde par Internet que par ses enseignants. Est-il éduqué pour autant ? Certainement pas. La maîtrise des médias doit faire partie intégrante de ce qu’aucun jeune ne peut ignorer en sortant de l’école.

La multiplicité des sources de connaissance change la mission de l’école, qui doit désormais tout autant mettre de l’ordre dans les savoirs acquis que leur donner du sens et de la compréhension. La rénovation des programmes doit aller dans cette direction. D’un autre côté, l’individualisation des vecteurs par lesquels les élèves reçoivent un flot croissant d’informations (télévision, Internet) oblige à considérer chaque adulte comme un éducateur. Cela rend-il la mission des enseignants moins indispensable ? Bien au contraire.

Devant la brutalité des informations que les élèves reçoivent en permanence, il est nécessaire que la formation des maîtres et l’organisation des écoles intègrent cette nouvelle dimension et qu’ils deviennent le centre d’un véritable réseau éducatif. La nouvelle politique éducative doit reposer sur un projet global autour de l’école mettant en cohérence les initiatives éducatives, culturelles, sportives des collectivités territoriales, l’implication du monde associatif et familial. En cela, il est stupide de dissocier, voire d’opposer, la politique en faveur des familles et la politique éducative, comme il est dramatique de couper les moyens à toutes les associations d’éducation populaire ! Ils forment un tout. Les établissements doivent avoir le pouvoir de contracter des projets éducatifs (liés aux programmes scolaires) avec ces partenaires et d’adapter leur semaine scolaire.

Mais surtout l’école doit reconstruire un sentiment d’appartenance à une même communauté. C’est pour cela que la violence doit y être punie sans faiblesse et qu’on doit prendre tous les moyens pour la prévenir et la combattre. Le respect des règles n’est pas négociable. Encore faut-il ne se tromper ni de diagnostic ni de remèdes ! Sauf à perdre son âme, l’école ne sera jamais une forteresse. Un portillon de sécurité ne transmettra jamais un sentiment d’appartenance. Ce que nous voulons, c’est qu’un jeune puisse dire de son école ou de son collège : "voilà ma maison". Cette envie d’aller à l’école, de s’y sentir comme chez soi, de vouloir la respecter, passe par le soin apporté à l’architecture, l’organisation des rythmes scolaires, des règles de savoir-vivre. Mais elle doit surtout s’enraciner dans le sentiment d’appartenir à une équipe.

L’hétérogénéité des élèves sera une chance, si chacun se sent soutenu et reconnu pour aller jusqu’au bout de lui-même. Cela requiert non seulement une forme d’individualisation de la pédagogie, mais aussi la mise en place dans chaque classe d’un tutorat des élèves les plus rapides au profit des plus lents. Cette méthode (qui a de grands succès à l’étranger) transmet non seulement l’esprit d’équipe mais apprend la prise d’initiative et l’entraide. Le sentiment d’appartenance viendra aussi de la généralisation du droit à l’expérimentation pédagogique.

Cessons de penser uniformément. Le lycée Louis-le-Grand ne rencontre pas les mêmes problèmes que le collège Elsa-Triolet. Les grandes réussites scolaires viennent d’initiatives originales des équipes éducatives. Laissons-leur la liberté de les conduire, et évaluons-les : étendons celles qui marchent là où les situations sont les mêmes. N’hésitons plus à promouvoir des concours de projets éducatifs entre les établissements, qui fédèrent élèves et enseignants. Bien plus qu’une nouvelle grande réforme, c’est ce changement d’état d’esprit qui permettra à l’éducation nationale de trouver son pouvoir d’attraction.

Ce sera long. Ce sera exigeant. Mais c’est ainsi que nous redonnerons à chaque enfant la maîtrise de sa vie. C’est ainsi qu’ensemble "nous ferons civilisation".




Non, la droite et la gauche, ce n’est pas bonnet blanc et blanc bonnet !

• 16 mai 2010

Aujourd’hui, il est à la mode, pour certains, de dire : « la droite et la gauche c’est la même chose, tous des nuls …. »
Quand j’entends ou je lis ce genre de remarques, ma première réaction est épidermique :
Si vraiment, la droite et la gauche c’est la même chose, alors votez Sarkozy.
Moi, au lieu de recevoir à mes permanences des gens mis en danger par la politique actuelle, et de me battre pour les sauver de la mouise, j’irai à la pêche.
Au lieu de défendre pied à pied, à l’assemblée et dans la région, le droit à l’éducation, à la santé, la liberté d’expression, le sauvetage du service public, le financement de la culture, la suppression du bouclier fiscal, j’irai au cinéma !
Je ne dis pas que la gauche est parfaite et qu’elle a tout bon. Je dis que la gauche et la droite, historiquement, philosophiquement et concrètement, ce sont deux visions de la vie, deux choix de société qui n’ont pas rien à voir.
C’est une banalité (mais certaines banalités sont bonnes à dire) de rappeler, que du front populaire au gouvernement Jospin, en passant par les années Mitterrand, la gauche a signée quelques belles avancées sociales :
1936 : Instauration des congés payés, hausse des salaires des ouvriers de 15%, passage à la semaine de 40 heures !
1981 : Abolition de la peine de mort, passage à la semaine de 39 heures, âge de la retraite abaissé à 60 ans, instauration d’un impôt sur la fortune, fin du monopole d’état sur la radio et la télévision, décentralisation, recrutement de fonctionnaires, quatrième semaine de congés payés.
1997 : Création des emplois jeunes, droits bancaires donnés aux plus démunis, instauration du PACS, création de la CMU (couverture maladie universelle), obligation de création de 20% de logements sociaux par commune, allocation personnalisée d’autonomie pour les personnes âgées, création de la police de proximité …..
Il suffit de relire cette liste non exhaustive et de la comparer à la politique de Sarkozy, pour comprendre le gouffre qui oppose une politique de gauche et une autre de droite.
Non, jamais la gauche n’aurait crée le bouclier fiscal qui vise à favoriser les plus riches et à leur épargner un effort de solidarité comme la CSG.
Non, jamais la gauche n’aurait sacrifié, l’éducation en supprimant des postes de professeurs à l’heure où l’école a un rôle primordial à jouer.
Taxes sur les médicaments, mépris des fonctionnaires, assassinat de la poste, politique de rigueur visant les plus défavorisés, humiliation des chômeurs, mise à l’index d’une partie de la population, adoration du CAC 40 et des marchés boursiers, tentative de main mise sur les médias et sur la justice, volonté d’attiser la peur et haine pour récupérer des voix, mépris de la culture ……
Voilà la politique de Sarkozy, voilà la politique de la droite et personne, même les gens de plus mauvaise foi, peuvent me dire que cela ressemble à la politique menée par la gauche.
C’est pourquoi, il faut stopper cette pensée mensongère, facile et stérile. Non la gauche et la droite, ce n’est pas bonnet blanc et blanc bonnet.
J’invite tous ceux qui le clament à venir passer une journée avec moi, sur le terrain, histoire de découvrir les convictions et les combats d’un homme de gauche.




Sarkozy aux abonnés absents ?

• 4 mai 2010

 

 

Vous avez remarqué ?
On ne le voit plus à la télé, ni à la une des magazines. Il ne parade plus. Il ne fait plus de déclarations tonitruantes et même lors de la coupe de France, il a rompu avec la tradition qui veut qu’un président de la république descende sur le terrain saluer les joueurs.
Peur de se faire huer ? Sans doute, difficile de s’assurer comme lors de ses déplacements, que les tribunes du stade de France seraient intégralement remplies de membre de l’UMP !
Bref l’omni-président est devenu invisible.
On ne l’a pas vu, déclarer qu’il allait sauver la Louisiane de la marée noire, aucune prise de position en ce qui concerne le sauvetage de la Grèce, rien sur la conductrice en burqa, aucun fait divers n’a attiré sa fureur de déclarations à chaud.
Il faut croire que Sarkozy suit l’exemple de Chirac qui voulait qu’un président absent remonte dans les sondages !
Faut-il s’en inquiéter ? Faut-il s’en réjouir ?
Ni l’un ni l’autre, car si cette trêve de l’image a bien lieu, la politique folledingue de déstructuration de la république continue.
Volonté de récupérer les votes du FN, désignation de boucs-émissaires – des musulmans aux fonctionnaires- , détricotage des acquis sociaux, bidouillage des lois électorales pour s’assurer des victoires prochaines, main mise sur la presse, flirt avec les amis du CAC 40, virage à droite toute.
Sarkozy n’est plus à l’avant de la scène, c’est juste une stratégique politique, ça laisse peut-être les nerfs au repos, mais attention, il est toujours là !
Plus que jamais, il tire les ficelles d’une politique qui n’a qu’un seul but, sa réélection en 2012.




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