Questions écrites

Question du 27 Juillet sur les contrats aidés.

• 4 août 2008

 

 

M. Michel Françaix attire l’attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité sur les conséquences de la circulaire n° 2008-02 du 17 janvier 2008 relative à la programmation territorialisée des politiques de l’emploi pour 2008. Cette circulaire a fixé les modalités de prise en charge par l’État des contrats aidés (contrat initiative emploi, contrat d’accompagnement dans l’emploi, contrat d’avenir…), en prenant acte des modifications législatives récentes supprimant les exonérations de cotisations au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles attachées à ces contrats. Ces dispositions aboutissent inévitablement à la réduction du nombre de contrats aidés dans les associations, les structures d’insertion par l’économique et les collectivités locales. L’insertion des personnes les plus en difficulté est ainsi fortement remise en cause. Les conséquences sont dramatiques dans de nombreux bassins d’emploi, où bon nombre d’associations ou collectivités sont dans l’obligation, faute de moyens financiers suffisants, de remettre en cause et d’interrompre de nombreux contrats aidés. Il est impératif que les associations, les collectivités puissent bénéficier de contrats aidés dans les conditions antérieures à la circulaire du 17 janvier 2008. Il en va de la pérennité et du développement des structures associatives et du maintien de l’emploi sur l’ensemble du territoire. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui confirmer la poursuite des contrats aidés dans des conditions qui ne pénalisent pas les personnes les plus en difficulté.




Question du 29 juillet : Pour sauver l’oeuvre de Pierre Etaix

• 4 août 2008

 

M. Michel Françaix attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur l’oubli dans lequel est en train de sombrer l’oeuvre cinématographique de Pierre Étaix. En effet, en raison d’un imbroglio juridique dont il est victime, son oeuvre ne peut aujourd’hui être diffusée ni à la télévision ni au cinéma et ne peut pas faire l’objet de réédition sur d’autres supports. Aujourd’hui, Pierre Étaix, bientôt âgé de 80 ans, a décidé de se battre pour que son oeuvre soit respectée et exploitée. Il a introduit une action judiciaire en référé, conjointement avec Jean-Claude Carrière, co-auteur de quatre des cinq films. Le juge des référés a estimé que le litige qui lui était soumis ne relevait pas de sa compétence. Désormais, à la demande des co-auteurs, c’est le tribunal de grande instance de Paris qui est saisi, au fond, de l’affaire. Pierre Étaix a été le collaborateur artistique de Jacques Tati, il a fait du cirque, du music-hall, joué et écrit pour le théâtre, a créé l’école nationale du cirque avec sa femme Annie Fratellini. Son ami de toujours, Jerry Lewis, dit à son propos :”Deux fois dans ma vie j’ai compris ce qu’était le génie. La première fois en regardant dans le dictionnaire ; la seconde fois en rencontrant Pierre Étaix”. C’est un des rares artistes français qui, dans les années 60, a connu une carrière internationale. La disparition de son oeuvre des circuits de diffusion constitue donc une immense perte pour la culture et le public. Aussi, compte tenu de l’importance majeure que représente Pierre Étaix pour notre patrimoine culturel, il lui demande de bien vouloir lui faire part de ses intentions en vue de la réexploitation des films de Pierre Étaix, étant rappelé qu’à cette fin, le code de la propriété intellectuelle donne au “ministre chargé de la culture” le pouvoir de solliciter le tribunal qu’il prenne “toute mesure appropriée” (articles L. 121-3 et L. 122-9).




question du 27 Mai au ministre de la famille et de la solidarité sur les difficultés qu’ont les retraités à s’acquitter de leur complémentaire santé

• 4 juin 2008

M. Michel Françaix attire l’attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité sur le poids croissant des complémentaires santé dans le budget des retraités. En effet, le pouvoir d’achat de ces derniers ne cesse de diminuer, alors même que les complémentaires en question ont connu une hausse globale de + 39 % entre 2001 et 2005. Certes, le dispositif du chèque santé, destiné aux personnes disposant de faibles ressources, est censé remédier à cette situation, mais il s’avère qu’il n’a touché que 10 % de son public potentiel, laissant en outre à ses bénéficiaires un reste à charge très important, se montant à près de 60 % du prix. Il lui demande donc si un système de crédit d’impôt, qui permettrait de soustraire les cotisations du montant de l’impôt et dont profiterait jusqu’aux foyers non imposables par une restitution de la totalité de ce crédit, ne serait pas susceptible de constituer une réponse adaptée au problème de pouvoir d’achat rencontré dans notre pays par un nombre croissant de retraités.




Question du 6 Mai au Garde des sceaux sur les nouvelles procédures de divorce.

• 4 juin 2008

M. Michel Françaix attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur les réactions suscitées chez les professionnels du droit, en particulier les avocats, par certaines des pistes évoquées pour « l’acte II » de la réforme de la justice. En effet, lors de l’installation, le 18 janvier dernier, du groupe de travail chargé de réfléchir à une nouvelle répartition des contentieux, la ministre a évoqué la nécessité de « repenser la raison d’être de l’intervention du juge », qui ne devrait trancher que les litiges qui ne peuvent être réglés autrement, ce qui conduirait effectivement à la déjudiciarisation de certains contentieux « sans difficulté juridique particulière ». Les avocats s’inquiètent de cette possible suppression de l’intervention du juge en matière de droit de la famille (divorce, pensions alimentaires, instances modificatives après divorce), droit du travail ou dans les contentieux routiers. S’agissant du droit de la famille, ils mettent notamment en évidence la contradiction qui ne manquerait pas de surgir, pour le cas où la procédure de divorce serait confiée à un notaire, avec la loi n° 2004-439 du 26 mai 2004, qui confortait précisément le pouvoir de contrôle du juge quant au consentement libre et éclairé des parties, au sein d’une procédure très simplifiée, et sur son pouvoir de refuser l’homologation de la convention qui lui semblerait inéquitable pour l’un des époux ou pour les enfants. Mais au-delà, ils insistent également sur le fait que le juge, indépendant, intervient gratuitement dans l’intérêt des justiciables et qu’il est ainsi le seul professionnel du droit capable d’un jugement à la fois éclairé et impartial, garantie qui ne saurait être, de leur point de vue, assurée par un notaire, fut-il délégataire d’une partie de la puissance publique, dès lors qu’il est choisi et rémunéré par les parties, ou, pire, par l’une d’elles seulement, ce qui pourrait accroître les contentieux post divorce, à l’inverse du but affiché de désengorger les tribunaux. Enfin, ils font observer que le recours à un professionnel rémunéré pour la conclusion d’un divorce signifie la fin de l’accès gratuit à la justice, ce qui se traduira par une justice à deux vitesses, les plus avertis et fortunés pouvant accéder à un divorce simple, rapide, « indolore » quitte à ce qu’il soit plus cher, puisqu’ils pourront même consulter un avocat avant d’aller voir le notaire, pour s’assurer de la meilleure défense de leurs droits, quand les justiciables modestes n’auront d’autre choix que le divorce judiciaire. Aussi, partageant les préoccupations exprimées par ces professionnels du droit, il lui demande de bien vouloir lui préciser les intentions du Gouvernement en la matière, et de lui indiquer comment elle entend associer le Parlement à la réflexion en cours, ainsi qu’aux décisions qui pourraient suivre.
Texte de la REPONSE :
S.R.C.13PicardieN




question du 29 Avril au ministre du commerce.

• 4 juin 2008

 M. Michel Françaix attire l’attention de M. le secrétaire d’État chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services sur l’importance d’une dynamisation de la concurrence dans les zones de chalandise. Après les résultats alarmants publiés dans un mensuel consumériste quant à la flambée des prix de quelques produits alimentaires, le Gouvernement a mandaté les enquêteurs de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) pour analyser les prix. Selon les chiffres officiels, les produits de grande consommation ont augmenté de 4,6 % sur un an, moins que les quelques hausses spectaculaires dénoncées par l’Institut National de la Consommation sur la base de relevés effectués sur Internet, mais ce n’est pas rien à l’heure où le pouvoir d’achat occupe le devant de la scène. L’explosion du prix des matières premières ne saurait expliquer, à elle seule, l’ampleur des hausses des prix dont sont victimes les consommateurs. Véritable alibi, elle masque en fait un problème bien plus profond, à savoir l’absence de concurrence entre enseignes dans les zones de chalandise. Comme l’a souligné l’UFC-Que Choisir, s’il existe 7 groupes de distribution en France (et 5 centrales d’achats), ils ne sont quasiment jamais tous présents dans la même ville et encore moins dans la même zone de chalandise. Il existe en effet rarement plus de trois enseignes différentes dans une même zone et quand tel est le cas, elles appartiennent en réalité au même groupe. Selon une récente étude de l’UFC-Que Choisir, seules 27 % des 634 zones de chalandise françaises qu’elle a étudiées sont vraiment concurrentielles. Ce constat est partagé par bon nombre d’autorités, dont le Conseil de la Concurrence dans son avis du 11 octobre 2007 sur l’équipement commercial, ou encore plus récemment dans le rapport sur la négociabilité des tarifs et des conditions générales de vente. En effet, ce rapport se prononce sans ambiguïté pour un développement de la concurrence dans le secteur de la distribution. En conséquence, il lui demande les mesures que le Gouvernement compte prendre afin de dynamiser la concurrence à l’intérieur de chaque zone de chalandise.




Question sur l’avenir des taxis

• 27 avr 2008

 

LA QUESTION

M. Michel Françaix attire l’attention de M. le secrétaire d’État chargé des entreprises et du commerce extérieur sur la grande inquiétude, voire la colère, exprimée par les artisans taxis face aux récentes déclarations de Mme la ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, indiquant que cette profession bénéficierait de « rentes de situation » devant être remises en cause. En effet, dans une activité où les hommes et les femmes travaillent parfois plus de 70 heures par semaine, dans des conditions dures, incertaines et parfois dangereuses, ceux-ci s’étonnent de la méconnaissance de leur situation. Sans cesse à la recherche du dialogue pour rénover la réglementation, l’adapter et organiser la profession en fonction des besoins de la société, ils ne peuvent accepter pareille méprise. Les organisations professionnelles sont attachées au certificat de capacité rendu obligatoire sur le territoire depuis 1995 mais également au numerus clausus. Cette réglementation est certes contraignante, mais elle offre de réelles garanties aux consommateurs. Des améliorations doivent à l’avenir être engagées en ce qui concerne la desserte des aéroports où l’on constate des dérives impunies (absence de mention de société sur les véhicules). Ils observent que, partout où la déréglementation a eu lieu, celle-ci a abouti non seulement à la désorganisation de la profession, mais également à l’augmentation des tarifs et à la baisse des prestations (disponibilité des véhicules et des chauffeurs, répartitions géographiques exclusives au profit de zones de forte demande, entretien du parc de voitures). Dans les pays où l’on a tenté la déréglementation, le résultat a été bien souvent contraire aux intentions pour aboutir finalement à une nouvelle réglementation plus contraignante que la précédente. Il lui demande de bien vouloir lui préciser les intentions du Gouvernement sur l’avenir de cette profession.
 

LA REPONSE

Le Premier ministre a confié le 31 octobre 2007 à M. Pierre Chassigneux, préfet, président-directeur général de la société des autoroutes du nord de la France, le soin de mener la concertation avec les représentants de la profession de taxi sur l’évolution de l’environnement réglementaire de la profession, et notamment sur les conditions de mise en conformité de leur régime fiscal avec la directive communautaire du 27 octobre 2003 relative à la taxation des produits énergétique et de l’électricité. Par ailleurs, la commission pour la libéralisation de la croissance française qui vient d’être mise en place par le Gouvernement et présidée par M. Attali sera amenée à examiner la réglementation et le fonctionnement de l’ensemble des secteurs d’activité réglementés, y compris le secteur des taxis. Cette commission n’ayant pas encore rendu son rapport, il paraît difficile de préjuger du résultat de ses réflexions et, en particulier, du contenu d’éventuelles propositions de réforme portant sur l’exercice de la profession de chauffeur de taxi. Il va de soi que si des propositions de ce rapport devaient porter sur l’exercice de cette profession, une évaluation précise des répercussions économiques et sociales d’éventuelles modifications réglementaires serait effectuée par les services de l’État concernés.

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question du 10 avril sur le remboursement des traitements homéopatiques

• 27 avr 2008

 

LA QUESTION:

M. Michel Françaix attire l’attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports sur les conséquences de l’instauration d’une franchise médicale pour le secteur de l’homéopathie. En effet, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 prévoit la mise en place d’une franchise de 0,5 euro sur chaque boîte de médicaments, indépendamment du prix de celle-ci. Il en résultera donc une diminution considérable du taux de remboursement des médicaments les moins chers, parmi lesquels figurent la plupart des traitements homéopathiques. Ainsi, ces produits qui sont actuellement remboursés à 35 %, ne le seraient plus en moyenne qu’à 8 %. Ils sont pourtant utilisés régulièrement par quatre Français sur dix et permettent à près de 20 % des patients cancéreux de supporter leur traitement dans de bonnes conditions. Cette franchise incitera le corps médical à prescrire des médicaments beaucoup plus chers, mais mieux remboursés. Cette évolution conduira ainsi à un accroissement significatif des dépenses de santé et à une aggravation du déficit de l’assurance maladie. Par ailleurs, elle affaiblira considérablement le secteur de l’homéopathie, sur lequel la France est actuellement leader mondial au plan médical, scientifique, industriel et économique. Aussi, il lui demande quels aménagements le Gouvernement entend mettre en oeuvre pour éviter ces effets pervers.
Texte de la REPONSE :

LA REPONSE

Les progrès médicaux de ces dernières années ont permis une amélioration constante de l’espérance de vie des Français. Mais parallèlement, certaines maladies comme Alzheimer ou les cancers voient leur nombre croître, et les besoins en termes de soins palliatifs sont plus importants. Il faut donc assurer le financement de ces besoins nouveaux et, dans le même temps, agir pour prévenir la dérive des comptes de l’assurance maladie. La franchise vise à répondre à cette double exigence. Elle permet en effet : de dégager des recettes nouvelles pour progresser dans la prise en charge et la recherche sur ces maladies et pour développer les soins palliatifs ; de faire preuve de responsabilité en évitant de reporter la charge de ce financement sur les générations futures et, ainsi, maintenir un système solidaire. Le mécanisme de franchise inscrit dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 a pour effet de diminuer les dépenses de l’assurance maladie sans pour autant empêcher la progression justifiée des dépenses de soins. La franchise constitue l’effort de solidarité de tous pour prendre en charge une partie modeste de la progression des dépenses d’assurance maladie et faire face aux nouveaux besoins de financement de la santé publique. La franchise ne remet pas en cause notre système d’assurance maladie : 1. Selon les comptes annuels de la santé, la part de la sécurité sociale dans le financement des dépenses de santé n’a cessé de croître : elle est passée de 50 % de cette dépense en 1950 à 77 % aujourd’hui. La part des ménages, quant à elle, est passée de 9,6 % en 1995 à 8,6 % aujourd’hui. Tout ceci représente un effort collectif et solidaire considérable, d’autant que, sur la période, la part de la richesse nationale consacrée à la santé a crû fortement pour atteindre 11,1 % du produit intérieur brut (fin 2006). 2. Au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France se situe à un haut niveau de prise en charge. La contribution des ménages aux dépenses de santé est de 7 % en France alors qu’elle est de 20 % en moyenne au sein de l’OCDE. 3. L’instauration de la franchise ne modifie pas ces grands équilibres. Avec un rendement estimé de 850 MEUR, elle ne représentera qu’une inflexion d’un plus de 1 point du taux de remboursement des soins de ville, qui se situera très légèrement au-dessus de celui que l’on observait en 1997 (78 % contre 77,9 %). Par ailleurs, le dispositif contient de nombreuses garanties pour permettre l’accès de tous aux soins et limiter les conséquences sur la situation financière des assurés sociaux. Ainsi, pour tenir compte de la situation des plus modestes, il a été prévu d’exonérer du paiement de la franchise les bénéficiaires de la CMUc, les enfants mineurs ainsi que les femmes enceintes. Pour les plus malades, des plafonnements ont été prévus : un plafonnement annuel à hauteur de 50 euros par an et un plafonnement journalier à hauteur de 2 euros par jour pour les actes paramédicaux et de 4 euros par jour pour les transports sanitaires. S’agissant de l’impact de la franchise sur les médicaments à petits prix, et notamment les médicaments homéopathiques, il est souligné que, au regard de l’objectif du Gouvernement qui est de financer la prise en charge de nouveaux besoins de santé publique, le prix du médicament importe peu. Il n’est pas logique d’exonérer de la franchise des médicaments au seul motif qu’ils sont peu chers. En outre, une exonération qui ne porterait que sur les seuls médicaments en deçà d’un certain prix pourrait conduire à une rupture dans les conditions de concurrence entre laboratoires pharmaceutiques. Pour autant, il n’est pas envisageable que le montant de la franchise soit supérieur au montant du remboursement versé par l’assurance maladie à l’assuré. C’est pourquoi le décret d’application des franchises prévoit un mécanisme d’écrêtement, de sorte que le montant maximum qu’aura à verser l’assuré ne pourra dépasser le montant de son remboursement.

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Question sur l’avenir du service public!

• 19 fév 2008




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