Apprêtons nous à conjuguer socialisme et réalisme pour enrayer tout populisme !
• 8 août 2010
Ces derniers mois, à la crise sont venus s’ajouter les affaires. Les Français préoccupés par l’emploi, le logement, le pouvoir d’achat, se sont retrouvés interloqués par la découverte de magouilles pas claires au plus haut niveau du gouvernement !
Ils se sont indignés d’apprendre que les plus grandes fortunes touchaient des chèques astronomiques de l’état, alors qu’à eux on réclamait des efforts considérables.
Ils ont entrevu des connivences entre le monde de l’argent et le gouvernement et ils se sont mis à douter sérieusement de l’honnêteté du pouvoir régnant.
Devant le danger de cette perte de confiance, Sarkozy a essayé de noyer le poisson dans l’eau se jetant à corps perdu, dans un débat sur la sécurité ! A son habitude, il a essayé de faire oublier que s’il y a échec de la politique de sécurité, c’est son propre échec. Rappelons qu’il fut trois ans ministre de l’intérieur avant de devenir le « premier flic de France » !
On l’a donc revu, président gesticulatoire, agitant des idées populistes et totalement impuissant sur le terrain.
Evidemment, les idées populistes sont faites pour être populaires et un sondage bien troussé venait appuyer ses déclarations ! 80% des Français approuvent les coups de mâchoires et les idées anti-démocratiques du président ! Et alors, les sondages n’existaient pas, mais combien de Français approuvaient la politique Pétainiste ? Combien d’Allemands approuvaient les discours Hitlérien ? Une grande majorité !
Si, pour Sarkozy, il s’agit de remonter dans les sondages, le but est atteint ! S’il s’agit de dessiner une politique efficace et responsable, c’est fichu !
Ce qui est sûr , c’est que les Français aujourd’hui ont le cœur qui balance entre colère et résignation !
Les socialistes seront-ils leur rendre espoir ? Pour cela, il va falloir conjuguer socialisme et réalisme ! Car le socialisme sans réalisme est voué à l’échec des urnes et le réalisme sans socialisme ne vaut pas la chandelle !
A une époque où l’argent est tout puissant, où l’esprit de solidarité n’existe plus, où la méfiance est générale, nous, socialistes, nous devons de comprendre les Français, de leur redonner la croyance en un avenir plus rose, de les réconcilier les uns avec les autres et de leur prouver que la droite et la gauche, ce n’est pas bonnet blanc et blanc bonnet !
Il va nous falloir lutter contre un Sarkozy qui se lève tous les matins avec l’idée de tuer la gauche, nous falloir lutter contre la méfiance des Français, nous falloir lutter contre nous-mêmes, nos égos, nos simplifications et nos éternels défauts.
Ce n’est pas une partie gagnée, mais c’est vital, car un échec de plus et cinq années supplémentaires de Sarkozisme finiraient par tuer tout espoir d’un monde meilleur.
En ce mois d’aout, je prends donc quelques forces, pour m’apprêter au combat !




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