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Sarkozy se fait tout petit .

 

Pendant presque trois ans, on l’a vu paradant, ayant son idée sur tout, une loi bâclée toujours sous le coude, une déclaration à l’emporte-pièce succédant à un discours mensonger, spécialiste des fausses promesses faites la main sur le cœur et des discours de va-t-en guerre.
Bref, le style Sarkozy, celui de l’omni-président, qui laisse ses ministres au garage et ne perd jamais une occasion de se faire mousser à leur place.
Et là, à un mois des régionales, il disparait. On a perdu le soldat Sarkozy !
Est-ce la défaite présumée aux prochaines élections ? Est-ce sa côte qui ne cesse de descendre ?
En tout cas Sarkozy, laisse les autres monter au front. Sans doute, se dit-il qu’il sera bien temps, d’analyser les résultats des élections et d’en tirer les conclusions en virant les éventuels responsables.
Courageux mais pas téméraire, Sarkozy se drape dans la fonction présidentielle et laisse les autres faire le sale boulot.
- Faire appel contre le jugement qui a blanchi Villepin ? C’est le « très indépendant » procureur Jean-Claude Marin qui annonce la décision à la presse, alors que le « très beau joueur » Sarkozy bat des cils, en déclarant « qu’il aurait souhaité en rester là. "
- Nouvel envoi de troupes en Afghanistan ? Sarkozy fait passer la décision en douce et laisse le soin à Hervé Morin, ministre de la défense, ayant assez peu servi, d’annoncer la nouvelle en catimini.
- Le débat sur l’identité nationale, grande idée du président, est un fiasco total ? Sarkozy annule le meeting dans lequel il devait faire un grand discours et laisse Besson et Fillon clorent l’affaire. Le but, se faire tout petit, sur un dossier qui avait été annoncé avec tambours et trompettes !
- Quand aux élections régionales, après quelques tentatives pour s’engager sur le terrain, Sarkozy laisse Fillon aux manettes. Ce Fillon qui monte dans les sondages alors que lui, Sarkozy ne cesse de descendre !
Et bien, on inverse les rôles, à Fillon de monter au créneau des régionales et à Sarkozy de se taire en espérant reprendre quelques points. Un ministre pour l’omni-président ça sert à endosser les responsabilités des défaites et à annoncer les mauvaises nouvelles.
Pendant un mois, Sarkozy laisse ses talonnettes au vestiaire et se fait tout petit.


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Sarkozy, incorrigible bonimenteur !

Qu’as t-on vu lundi soir ? Une émission spéciale Sarkozy, un show mitonné aux petits oignons pour sa majesté !
L’argument était : Sarkozy à la rencontre « de vrais gens ». Faudrait d’ailleurs, qu’on nous explique qui sont les faux gens ? Peut-être les habitués du Fouquet’s, les membres du CAC 40, et ceux pour qui 1 million 700 mille euros par an n’est pas suffisant !
Non, là, pas de ces gens là, mais de gens « ordinaires », des victimes de la politique de Sarkozy, en somme.
Et devant eux, Sarkozy était un peu comme un mauvais chirurgien en faute. Style, « Je vous ai coupé les deux bras sans raison, ne vous inquiétez pas, je vais vous réopérer pour vous les recoller »
Et les victimes, hypnotisées par la rhétorique, du bonimenteur, se laissaient progressivement endormir par des arguments lénifiants et gros comme une maison.
Il leur a refait le coup « du prénom », le coup de « je vous ai compris », le coup de « je me mets à votre place ».
Et de balancer des arguments, comme quoi, le chômage allait baisser, comme quoi, il savait de quoi il parlait, comme quoi, il était meilleur qu’Obama, comme quoi, il ne fallait pas le contredire mais le laisser faire.
Il eut été facile de lui montrer à quel point son discours était incohérent face à ses actes. Mais ce soir là, il n’y avait pas de contradicteurs préparés à l’exercice.
Il est à remarquer, quand même que le seul moment où, Sarkozy a un mis un peu de conviction dans ses propos, c’était pour défendre Proglio et sa double casquette en or.
C’est qu’on ne refait pas ce président bling-bling, adorateur du fric.
Dommage que personne n’ait pu lui poser cette simple question :
« Trouvez- vous normal que pour votre voyage de 24 heures à la Réunion, vous ayez dépensé 15 000 euros d’hôtels, 50 000 euros pour faire installer une climatisation, 23 000 euros de frais de bouche et fait affréter 4 avions. Le cout de cette petite escapade s’élevant à 1, 6 millions d’euros. »
Mais ça, ce n’est pas le problème des « vrais gens » ! Ce qui comptait ce soir là, avec la complicité de TF1, était d’endormir les esprits critiques.
Et je parie que ça a marché au-delà de toute espérance et que plus d’un téléspectateur a poussé un bon roupillon devant ce discours huilé et mensonger.
Le réveil risque d’être douloureux !


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“Contre la misère, on a des cache-misère, de la poudre aux yeux et un peu de ciel bleu”

Evidemment, les images d’Haïti dévasté, ne laissent personne insensible. Devant tant de malheur, de douleur on ne peut que compatir, vouloir aider et se sentir privilégiés dans notre France douillette.
Que le monde se mobilise, c’est bien la moindre des choses. Que Sarkozy joue les sauveurs en clamant qu’il va demander à Obama d’intervenir, c’est un peu ridicule. Surtout, que les Etats-Unis, de part leur proximité et leurs moyens sont les premiers et les plus efficaces sur le terrain. Les commentaires de ceux qui se méfient de cette prédominance américaine, cette fois indispensable, sont encore une fois indécents. Qu’ils fassent le maximum, que nous fassions le maximum, il en va de l’avenir d’un peuple, de la vie de millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Il n’y a pas de guerre d’égo, qui tiennent quand il s’agit de sauver des vies.
Le commentaire de Besson comme quoi, il stoppe les expulsions vers Haïti, relève de la pour le moins de la vulgarité morale.
On aimerait que ce malheur donne une leçon au monde. Il ne suffit pas de pleurer des « larmes de crocodile », lorsque l’irréparable, c’est produit.
A Haïti, depuis des années, les habitants connaissent la misère, la violence et la mort, dans l’indifférence générale.
En Afghanistan, des femmes et des hommes meurent tous les jours, mais ce n’est pas suffisant pour que ce « bon Besson » décide de ne pas expulser.
La Palestine meurtrie, L’Iran blessé, L’Afrique malade du Sida, le Tibet désolé, la Birmanie dévastée et j’en oublie. Tous ces pays victimes de la pauvreté, du manque d’eau, de la dictature ou de la guerre doivent être présents dans notre esprit et l’on ne peut pas attendre un tremblement de terre, un tsunami ou un ouragan pour les aider.
Leurs ressortissants venus en France, ne peuvent pas être traités comme du bétail que l’on parque et que l’on expulse.
Le monde occidental ne peut pas se donner bonne conscience, une fois de temps en temps, lorsque l’horreur est trop grande et abandonner tous les autres en banalisant un malheur qui est inacceptable.
C’est bien beau de vouloir sauver la planète du réchauffement climatique, mais l’urgence n’est-elle pas celle des humains qui souffrent et qui meurent.
C’est bien beau, de pleurer sur un peuple damné et d’accepter que l’on renvoie à la mort, à la misère ou à la torture, des hommes et des femmes venus chercher un peu de paix en France.
Pour parodier Chavez, je dirais, si ces hommes et ses femmes étaient des banques on les aurait sauvés depuis longtemps.
Quand on voit les moyens déployés pour nous protéger d’une épidémie fantôme, on se demande comment est-il possible qu’on ne se mobilise pas contre la misère dans le monde et contre la misère en France?
Mais non, Madame et Messieurs, « contre la misère, on a des cache- misère, de la poudre aux yeux et un peu de ciel bleu ». C’est Dutronc, le désabusé qui le chante et il a tellement raison.


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